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Informations culturelles en Myanmar
Informations culturelles en Myanmar
Généralités
Intitulé officiel: Union du Myanmar
Superficie: 1 098 581 km2
Population: 48 364 000 habitants
Capitale: Yangon (Rangoon)
Peuples et ethnies: Birmans (65%), Shans (10%), Karens (7%), minorités rakhine et chin, kachin, mon, chinoise, indienne et assamaise.
Langues: Birman, dialectes karen, shan, chin et kachin
Religions: Bouddhisme theravada (87%), christianisme (5%), islam (4%), animisme (3%).
Institutions politiques: dictature militaire (le SPDC - State Peace & Development Council)
Président: Général Than Shwe
Principaux partenaires: France, Etats-Unis, Japon, Afrique du Sud, Allemagne


Les différentes ethnies
La Birmanie se divise en sept régions administratives (Ayeyarwady, Bago, Magway, Mandalay, Sagaing, Tanintharyi et Yangon) et sept États (Chin, Kachin, Kayin, Kayah, Mon, Rakhine et Shan). Chaque État ou division se subdivise en villages, communes et districts.

L’état birman, né des frontières que lui a laissées la Grande-Bretagne, englobe plus d'une centaine d'ethnies dont les principales sont les Birmans (75%) les Shans (11 %), les Arakans ou Arakanais (6 %), les Karènes (5 %), les Môns (3 %), les Kachins (2,5 %), les Chins, les Karennis (Kayahs), les Lahus, les Rohingyas, les Gurkhas, les Padaungs, les Méos (Hmongs), les Nagas, les Akhas, les Lisaws, les Kadus, les Was, les Mokens (ou Mawkens), etc. Le pays compte aussi 150 000 Chinois et 800 000 Indiens.

Ces différentes ethnies peuvent être reparties en quatre groupes qui sont les Tibéto – Birmans, les Môn – Khmers, les Sino – Thaï et les Karens.

Les Tibéto – Birmans regroupent la majorité des Birmans et plus de trente autres groupes tribaux comme les Rackine, les Chin, les Kachin, les Lisu, les Lahu et les Akha.

Les Môn – Khmers se composent pour l’essentiel de Môn, vivant dans la région du golf de Martaban, ainsi que d’autres groupes plus petits résidant dans le nord comme les Inthas, les Palaung et les Wa.

Les Sino – Thais sont en majorité les Shan vivant dans le Nord. Enfin, le groupe des Karen englobe les nombreuses tribus Karen et Kayah qui vivent dans la région frontalière avec la Thaïlande.

Les Birmans, cristallisent l’hostilité de tous car ils sont les plus nombreux (75% de la population). Ils sont propriétaires de la majorité des terres et tiennent les rennes du gouvernement actuel. On les retrouve autour de Rangoon, dans le bassin de l’Irrawaddy, à Pegu, Magwe, Mandalay et Sagaing, mais aussi dans l’état d’Arakan, l’état mon et le Tenasserim. 70% de la population vit dans ces territoires. Ces Birmans sont le plus souvent des riziculteurs, habitant des maisons sur pilotis en bois et en bambous à toit de chaume. Ils portent un vêtement drapé aux hanches et enduisent leur visage et leurs joues d’une poudre jaune, appelée le thanakha, provenant d’une écorce de l’arbre du même nom.

Les Môns, autrefois groupe dominant ont été supplantés par les Birmans. La plupart des autres groupes Môn – Khmers vivent dans la péninsule Indochinoise, au Vietnam, au Cambodge et au Laos.

En Birmanie, on les retrouve surtout dans les environs de Moulmein et de Pegu. Ils sont environ un million et leur culture s’assimile en grande partie à celle des Birmans. Ils ont été intégrés à l’Union du Myanmar depuis la prise de pouvoir par Ne Win en 1962. Bouddhistes fervents, ils suivent le calendrier Théravadin et vénèrent les nats. Dans leurs villages, généralement entourés de palissades, on trouve des monastères et sanctuaires dédiés aux nats.

Les Karens sont 2 ou 3 millions à vivre en Birmanie mais sont dispersés sur le territoire. On distingue trois groupes : les Pwos que l’on trouve dans les deltas et les basses terres, les Sgaws, parmi lesquels on retrouve les Pa O, les Pa Kus ou Karens Blancs et quelques autres tribus des collines et enfin les Bwes, auxquels appartiennent les kayahs, (ou Karens rouges) les Karens Noir, et quelques groupes isolés dans les montagnes.

Les Chans sont environ 2.5 millions d’habitants. Ce mot signifie « peuple libre ». La majorité de la population est bouddhiste, ce qui les distingue des autres populations montagnardes qui sont généralement animistes. Ils sont les premiers producteurs de fruits, de fleurs et de légumes du pays grâce à un étonnant système d’irrigation qu’ils ont aménagé dans les vallées. Ils se reconnaissent à leurs turbans, aujourd’hui faits d’une simple serviette éponge. Les hommes arborent le plus souvent de larges pantalons bleu foncé ou noirs, drapés à la ceinture, plus connus sous le nom de pantalons chans. Les femmes s’habillent jusqu'à l’âge de quatorze ans d’une blouse et d’un pantalon, puis adoptent des jupes colorées. Quand arrive la quarantaine, elles ne se vêtent plus que de noir jusqu'à la fin de leur vie.


La musique birmane
D’après les recherches historiques et archéologiques, les premières compositions musicales dateraient de la période Pyu, du 1er au 9ème siècle après Jésus-Christ.

En 802, le royaume Pyu : Srikhestra, envoya une mission diplomatique et culturelle à Chang – an (xian) à la cour de l’empereur de Chine de la dynastie Tang (618 – 907). Cette mission était constituée de 35 membres Pyu qui partirent avec plus de 22 instruments différents. Les archives chinoises décrivent en détail les visites et le déroulement des performances des Pyu qui fascinaient l’empereur chinois.

Au cours des derniers siècles, la musique birmane a évolué au niveau des instruments utilisés et en terme de musicalité. Un seul élément persiste : elle n'est jamais écrite ou enregistrée...

Certains ont tenté d'écrire la musique birmane à l'aide de divers systèmes de notation, mais la majorité des musiciens birmans restent attachés à la méthode d'apprentissage traditionnelle : apprendre par cœur et jouer à l'oreille.

Vous pouvez ci-dessous télécharger une musique moderne composeé par Hervé Fléjo qui a utilisé des chants de monastères. Cette musique est passée pendant 2 ans sur la bande annonce de TV5 (TV5 en Asie et partout ailleurs).


Bouddhistes
Le Myanmar est un pays sous l'influence du bouddhisme Theravada depuis près de 10 siècles. Il se présente comme étant le bouddhisme original. Il est basé sur la trilogie des trois joyaux : le Bouddha, le Dharma (les enseignements du bouddhisme) et la Sangha (la communauté des moines).

Comme tous les bouddhistes, les birmans pensent que toute la vie est souffrance. La pratique du bouddhisme vise donc à tenter d'éliminer au maximum les causes de la souffrance.

La vie présente n'est que le maillon d'une chaîne. On vient d'autres vies, et on se réincarnera dans d'autre vies,(le Samsara) un cycle sans fin d'existences. Les Bouddhistes les plus traditionnels au Myanmar pensent qu'il y a 31 stades d'existence, inférieurs, humains et supérieurs :
Inférieurs: les fantômes, les animaux, les êtres maléfiques
les humains
les êtres supérieurs, célestes...

On dira ainsi que toute existence est déterminée par un Karma, mais aussi par ses vies précédentes : ainsi un enfant qui aime à jouer avec des armes a été un soldat dans une vie précédente, ou un animal qui manifeste des émotions a été un humain dans une vie antérieure. Il est devenu un animal à la suite d'un mauvais karma. C'est une des raisons qui pousse les bouddhistes à ne jamais tuer les animaux et à être végétarien. Le but est d'échapper à ce cycle sans fin et d'atteindre un état supérieur, calme et serein, un état de paix (intérieure) le Nirvana après lequel il n'y a plus de renaissance. Pour y parvenir, il faut accumuler des actions de charité (Dana) de moralité (Sila) de sérénité (Bhavana). On accumulera plus facilement des actions de charité, ce qui explique pourquoi les dons (à la pagode) sont si nombreux en Birmanie.


Fêtes et festivals
Les fêtes ponctuent la vie quotidienne ; elles durent parfois plusieurs jours, le temps fort se situant généralement les jours de pleine lune.Pwe ("spectacles"), musique, combats de boxe birmane font partie des réjouissances.

Le 4 janvier, la fête de l'Indépendance est marquée à Yangon par la fête du lac Kandawgyi (Royal), qui dure 7 jours. Autre date en janvier et février, la fête de la récolte du riz, le jour de la nouvelle lune : on prépare le htamane, gâteau de riz gluant, sésame, cacahuètes...

Le mois lunaire de Tabaung (février-mars) est marqué par la fête de Shwedagon, le plus grand paya pwe ou "fête de pagode". A la même période se tient la fête de l'eau : les trois jours du Thingyanmarquent le début de la nouvelle année birmane. On jette des seaux d'eau sur tout ce qui bouge et on dispose des feuilles et des fleurs devant les maisons pour souhaiter la bienvenue à Thagyamin, le roi des nats.

En juin-juillet, la pleine lune de Waso marque le début du carême bouddhique, qui dure trois mois. Le commun des mortels est invité à revenir à la religion.

Septembre-octobre, en pleine saison des pluies, est le moment idéal pour les courses de bateaux sur les rivières et les lacs : au lac Inle, des statues de Bouddha sont promenées sur la prestigieuse barque royale, le Karaweik.

La fête des Lumières célèbre le retour sur terre de Bouddha : pendant trois jours, tout le pays s'illumine de mille feux et, au sortir de trois mois de privations, organise des pwe dans la liesse.

La nuit de la pleine lune de Tazaungmon, en octobre-novembre, est prétexte à une nouvelle fête des Lumières appelée Tazaungdaing, très vivace, surtout dans l'Etat shan.

En novembre-décembre (Nadaw), les nat pwe, ou fêtes des esprits, sont très nombreuses, tandis que décembre-janvier voit la venue du Nouvel An karen (kayin), fixé à la première lune ascendante de Pyatho et considéré comme une fête nationale.


Cuisine birmane
La cuisine birmane classique est un surprenant mélange d'influences birmane, môn, indienne et chinoise. Le riz (htamin), ingrédient culinaire de base, se sert accompagné de divers plats au curry (hin). Les currys birmans sont les plus doux d'Asie : aucun piment n'entre dans leur préparation, mais seulement un masala de curcuma, gingembre, oignons, ail et sel, avec beaucoup d'huile d'arachide et de pâte de crevettes. Le plat est relevé avec du balachaung, condiment à base de piments, tamarin et crevettes séchées, ou avec le très piquant ngapi kyaw, pâte de crevettes frites avec du piment, de l'ail et de l'oignon.

Quelques délices: les thok, salades légères et épicées à base de légumes ou de fruits crus mélangés à divers ingrédients et épices ; le dal (soupe de lentilles originaire d'Inde) rehaussé de navets, pommes de terre et okra bouillis ; le oh-no khauk-swe, nouilles mélangées à du poulet dans une sauce épicée à base de lait de coco... Parmi les plats de nouilles, le plus courant est le mohinga, nouilles de riz servies avec une soupe de poisson, jaune et épaisse.

Le repas se termine souvent par du lephet thok, genre de salade de feuilles de thé vert humidifiées et pressées, mélangées à des graines de sésame, des petits pois et de l'ail frits, des crevettes séchées, des cacahuètes, de la noix de coco et du gingembre grillé. L'aspect gélatineux du paquet de feuilles est quelque peu repoussant, mais le plat est tout à fait goûteux.

Pour vous désaltérer, vous pouvez essayer le jus de canne à sucre, la Mandalay Beer ou encore le hta yei ou "jus de toddy", boisson alcoolisée que les paysans extraient du sommet du palmier toddy, à la consistance laiteuse et sirupeuse et au parfum de noisette.


Le Thanakha
En vous promenant au Myanmar vous croiserez des Birmans portant sur le visage du maquillage jaune, parfois appliqué grossièrement sur le visage et sur les bras, parfois avec de jolis motifs dessinés sur les joues. Ce produit naturel, appelé Thanakha est particulièrement apprécié des Birmans depuis des dizaines de générations pour ses propriétés « embellissantes » et médicales.

Il provient de l’écorce de l’arbre du même nom que l’on trouve essentiellement dans le Nord du Myanmar. Cette écorce est si parfumée et bienfaisante qu’elle sert de produit de beauté de base aux femmes et enfants birmans. L’écorce est frottée sur une large pierre ronde avec quelques gouttes d’eau pour obtenir une pâte jaune qui est ensuite appliquée sur le corps.

L’écorce de Thanakha sert de produit de beauté, appliqué de façon très précise et raffinée sur les joues, le front et le nez. Il est aussi utilisé pour se rafraîchir et se protéger la peau du soleil. Dans certaines régions, les feuilles de Thanakha sont utilisées comme remède contre l’épilepsie.


Gastronomie française à Yangon
Si on ne devait retenir que le meilleur de Rangoun, les bonnes tables, parce qu'elles sont peu nombreuses, se placeraient dans le trio de tête, entre la majestueuse pagode Shwedagon et la Golden Valley, quartier résidentiel au charme colonial. Et quand on parle de gastronomie aux expatriés du cru, deux noms reviennent souvent: le Mandalay Grill et le Planteur, restaurants français de premier rang commandés par des chefs aussi passionnés par leur métier que la junte militaire par leur soif de pouvoir.

Ce fut jadis l'ancienne maison du gouverneur. C'est aujourd'hui l'un des plus beaux hôtels de Rangoun: une superbe bâtisse datant de l'époque coloniale entièrement rénovée par le groupe Pansea-Orient Express, qui en a fait un hôtel de charme. Un tel cadre ne pouvait accueillir n'importe quel restaurant. Et le Mandalay Grill n'est pas n'importe quel restaurant. On y sert une cuisine à la carte envoûtante, imaginée et préparée par Michel Méca, l'homme qui s’est forgé depuis une vingtaine d'années en Asie une réputation de grand chef.

Formé derrière les fourneaux de prestigieuses maisons françaises (Lenôtre, Robuchon, Joël Perrier), ce Basque originaire de Hendaye, devenu chef à 29 ans, a tenu les cuisines du Sofitel Hua Hin à son ouverture en 1986, celles du Conrad Hilton de Hong Kong ou encore du restaurant Ma Maison de l'ancien Hilton de Bangkok, en son temps l'une des meilleures tables de la capitale thaïlandaise.

«Exilé» à Rangoun depuis un an, il perpétue une tradition de cuisine gastronomique française d'exception. Cuisine d'exception car chaque plat porte sa signature. Dans un cadre enchanteur - la terrasse et les jardins luxuriants de la résidence - les fins gourmets reconnaîtront ce don époustouflant pour le mélange subtil des saveurs, fruit d'une expérience et d'un travail minutieux dans la recherche des ingrédients et la préparation des plats.

Pour le chef Méca, la Birmanie est un nouveau terrain de jeu où il puise son inspiration en ajoutant à sa cuisine des arômes qu'il trouve sur place, comme la réglisse ou encore la cannelle, la citronnelle, la cardamome et un poivre vert local au goût particulier.

Il a aussi découvert sur les marchés de Rangoun où il se rend «presque!» chaque matin, de nouveaux produits, comme un “butter fish” d'eau douce (servi en pavé et farci aux citrons confits, accompagné de palourdes à l'aneth) qu'on ne trouve qu'en Birmanie, ou encore de petits barracudas à la chair exquise du golfe de Bengale. Mais sa découverte la plus étonnante est certainement les fromages. Car vous n'en croirez pas vos papilles, mais on trouve à Rangoun toutes sortes de fromages suisses et français fabriqués par un Birman tout aussi étonnant.

La communauté suisse est peu nombreuse en Birmanie, mais elle compense sans aucun doute en qualité. Boris Granges est de ces hommes qui ont le privilège de vivre leur passion. Et celle de Boris, vous l'aurez devinée, c'est la cuisine. Débarqué en 1998 de Thaïlande où il supervisait la fabrication de foie gras près de Kanchanaburi, Boris s'est retrouvé un peu par hasard à Rangoun après la fermeture de la ferme. Formé à la célèbre école hôtelière de Genève, ce Suisse valaisan (il est originaire de Martigny) a monté en quelques années l'une des maisons de bouche les plus célèbres de (l'ancienne...) capitale birmane.

La cuisine du Planteur est une affaire de mariage: mariage entre tradition et modernité tout d'abord, puisque le chef Boris aime jouer entre «vieilles recettes» (soupe à l'oignon, carré d'agneau, soufflé au fromage, grillades...) et «cuisine de métissage très conceptuelle» comme il aime à qualifier sa recherche constante de nouveaux mélanges et d'associations de saveurs «par mémorisation». Un mariage exotique que l'on retrouve dans des plats comme la queue de langouste grillée au beurre de noix de cajou et piment doux, ou le carré d'agneau rôti au thé vert garni de petites salades birmanes.

Mariage des saisons ensuite: la carte change sept à huit fois par an, suivant les produits disponibles, les goûts de sa clientèle, auxquels il dit être «très attentif», et ses «coups de tête» surtout, comme ce «pied de porc panné à la Sainte Ménéhould», une recette ancienne remise au goût du jour «avec une sauce allégée et des garnitures rafraîchies et égaillées.»

Chef inventif - mais à « la tête sur les épaules» aime-t-il préciser -, son mariage le plus réussi (en dehors du sien, il est père de deux enfants), est certainement le mariage de raison qu'il a passé avec son personnel birman - du chef de cuisine aux serveurs - à qui il a su transmettre sa rigueur et son organisation, tout en respectant ses traditions, ancrées dans un accueil naturel, chaleureux, diligent et attentionné.

Mariage exotique enfin car Boris a su jouer à merveille avec le cadre magnifique de la maison coloniale et du jardin du Planteur, utilisant lumières tamisées, nappes blanches, bougies (l'électricité est toujours rationnée et les coupures sont fréquentes...), jusqu'au transport en voiture de collection pour laisser à ses clients un souvenir du passé...

Le Mandalay Grill et le Planteur ne sont pas les deux seuls restaurants de Rangoun, ne vous y trompez pas. Bien manger n'est pas obligatoirement synonyme de manger français, même si, avouons-le sans chauvinisme déplacé, cela y contribue... D'autres restaurants, de l'avis même des Birmans et expatriés confondus, méritent le coup de fourchette. On citera parmi eux l'Opéra, l'un des premiers restaurants de renom de la capitale, qui sert une excellente cuisine italienne; le Grill Room, de l'incontournable hôtel Strand; l'Ashoka, pour sa cuisine indienne; le Sabaï Sabaï, côté thaïlandais, souvent bondé; le Western Park pour la cuisine chinoise et le Mansoon pour sa cuisine d'inspiration indochinoise qui offre, en dehors du cadre, un très bon rapport qualité/prix. Enfin, on ne pourrait terminer cette boucle gastronomique sans évoquer la cuisine locale. Ne manquez pas lors de votre passage à Rangoun le Green Elephant ou le Tédiché, deux restaurants où vous pourrez déguster quelques fameuses spécialités du cru telles la moinga (soupe traditionnelle birmane à base de nouilles), le curry de gambas ou encore des fraises des bois en sorbet.

Rangoun, n'est peut-être plus une capitale administrative mais restera encore pour longtemps la capitale gastronomique de la Birmanie.


Une journée au monastère
Effectuer quelques jours de méditation au monastère est une expérience enrichissante de différents points de vue. Il s’agit tout d’abord d’une introduction à la philosophie bouddhiste et qui révèle un aspect fondamental de la société birmane. La pratique de la méditation donne aussi à comprendre le processus d’aliénation mentale que l’on peut parfois retrouver dans le contexte des sectes et qui permet d’accéder à un niveau de conscience particulier.

Une retraite dans un monastère est accessible à toute personne désirant comprendre les bases de la méditation et effectuer un travail physique et mental.

En passant les détails, la base de la méditation vipassana en Birmanie est de dissocier le mental et le physique et cela demande un travail intense sur soi pendant de longues journées.

En Birmanie le moine responsable du centre de méditation vous recommandera un minimum de 7 jours mais il est préférable d’y rester .

Généralement tout Birman bouddhiste se doit de passer au monastère à l’âge de 7 ans puis devenir moine pour un certain laps de temps. Pendant cette période ils découvrent les pratiques de la méditation.

Souvent les adultes qui travaillent dans la vie civile décident de passer une semaine ou plus dans un centre de méditation et cela tous les ans.

1. L’emploi du temps de la journée :
04.00 Réveil
04.30 à 6.00 Méditation
06.00 Petit déjeuner (riz, haricots, fruits et thé)
07.30 à 8.30 Méditation
09.00 à 10.00 Méditation
10.30 Déjeuner (Curry, soupe, riz, fruits, thé)
13.00 à 14.00 Méditation
14.30 à 15.30 Méditation
16.00 à 17.00 Méditation
17.30 Discussion avec les professeurs
19.30 à 20.30 Méditation
21.00 Coucher


Les techniques de méditation sont alternées entre la position assise pendant une heure et la marche au ralenti avec décomposition des mouvements, pendant une heure.

2. Introduction au système de valeurs bouddhiste

La méditation est un aspect fondamental de la pratique du bouddhisme, c’est pourquoi comprendre les principaux aspects du bouddhisme et le système de valeurs qui l’accompagne constitue une étape importante du processus d’initiation à la méditation.

Les temps de discussion prévus avec les professeurs permettent d’expliquer les concepts généraux. La pratique de la méditation permet donc de mettre ces apprentissages en application et de comprendre une philosophie sur le plan pratique et physique.

3. Les techniques de méditation

Les techniques de méditation vipassana sont simples dans les principes et donc accessibles à toute personne qui s’y intéresse. Elles sont connues depuis le temps du bouddha, c'est-à-dire depuis environ 2500 ans et elles ont été formalisées pour les rendre compréhensibles et applicables par le grand public. Les temps de discussion sont aussi prévus pour faire évoluer chaque personne en donnant des conseils et directions individuelles.

4. Un état de conscience particulier

Même en étant débutant il est possible d’atteindre un état de conscience particulier. Un certain nombre d’exemples à travers le monde montrent que les être humains recherchent souvent à élever leur esprit. Les transes des Vaudou au Brésil et aux Caraïbes sont un exemple de changement d’état de conscience. Mais partout dans le monde vous retrouverez des pratiques qui rejoignent cet état de conscience.

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